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Étape 5 : Astier-Giraudet, vainqueurs inédits

il y a 33 minutes
5 min de lecture

Raphaël Astier et Denis Giraudet remportent la 26e édition du Tour de Corse Historique sur une Porsche 911 du Team Joffroy. En tête depuis la première spéciale mardi, l'équipage aura bien cru tout perdre dans la dernière aujourd'hui, un problème moteur l'ayant contraint à terminer au ralenti. L'actuel leader du Championnat de France des Rallyes réussit l'exploit de s'imposer dès sa première participation à l'épreuve.



Compétition


Raphaël Astier et Denis Giraudet ont construit leur victoire en deux phases. La première, dès le début du rallye, mardi et mercredi, en assommant la concurrence par une série de six temps scratch consécutifs. Puis la seconde jeudi après-midi, dans la plus longue épreuve chronométrée, Chiatra - Feo (40,8 km), en mettant tout le monde à plus de 40 secondes. En gestion depuis vendredi matin, ils n’auraient jamais été inquiétés si un problème moteur ne s’était pas manifesté avant le départ de la dernière des 19 épreuves spéciales du rallye. En 18 km, l’avance de l’équipage sur la BMW des frères Pieri a fondu de 3 min 05 à 1 min 47 s… Suffisant pour l’emporter !


Tom Pieri se classe une nouvelle fois 2e au scratch, comme en 2024, année de la victoire de Julien Saunier. Cette fois encore, le grand spécialiste de la BMW M3 se voit barrer la route par une Porsche 911. Le Marseillais n’aura pas démérité, réalisant un temps scratch jeudi matin et, surtout, offrant un spectacle de dérapages extraordinaires aux spectateurs.


Troisième pour ses débuts en course historique, Yoann Bonato a réussi l’exploit de faire performer la Lancia Delta Integrale, une voiture que l’on ne voit jamais à ce niveau en course historique. Le pilote des Deux Alpes a profité de la pluie et du gain offert en motricité dans ces conditions par sa transmission intégrale pour signer un temps scratch. Son coéquipier, Didier Auriol, figurait bien lui aussi avant de sortir de la route jeudi en raison d’un problème de frein.


La 26e édition du Tour de Corse Historique aura été folle jusqu’à la fin. Auteurs des temps scratch dans la première et la troisième des cinq épreuves spéciales du dernier jour, Julien Saunier, sur Renault 5 Maxi Turbo, avait dépassé Yoann Bonato (Lancia Delta Integrale), puis Tom Pieri (BMW M3), pour pointer 2e au scratch. Joie de courte durée. Parti prudemment dans la descente d’Évisa vers Porto, une portion qui ne convenait pas particulièrement à sa voiture, le pilote lyonnais évoquait « une erreur de concentration » lourde de conséquences : touchette avec un muret, roue arrière droite arrachée. L’aventure se terminait là. Julien Saunier restera toutefois le deuxième performeur du rallye derrière Raphaël Astier, avec cinq temps scratch. Qui sait ce dont il aurait été capable si des conditions plus sèches lui avaient permis d’exploiter à 100 % sa très délicate Renault 5 Maxi Turbo ?


En VHC, le podium est complété par deux couples, roulant sur deux Porsche de l’équipe belge SG Racing. Celle de Bertrand et Anne Penlae devance Jean-Marc et Patricia Bussolini, lesquels participaient à leur 17e Tour de Corse Historique. Signalons enfin les temps scratch réalisés lors de la dernière étape, samedi, par François Delecour (BMW M3), Maxime Rizzo (Porsche 911) et Thomas Argenti (BMW M3).


Raphaël Astier, vainqueur (Porsche 911 RS) : « Je découvrais ce format de rallye, que je qualifierais d’endurance. J’ai pris beaucoup de plaisir au volant, même quand les conditions étaient mauvaises. J’ai bien cru tout perdre aujourd’hui avec le problème moteur dans la dernière spéciale. Finalement, ça l’a fait. Heureusement que nous avions de l’avance. J’espère revenir un jour, peut-être avec une autre voiture. »


Tom Pieri, 2e au scratch (BMW M3) : « C’est un peu dur d’être encore deuxième, sachant tous les sacrifices qu’il a fallu faire pour être au départ. On est tombé sur plus fort que nous. Mais on est très content d’être à l’arrivée. Même sans la crevaison qui nous a fait perdre un peu de temps, le résultat aurait été le même. »


Yoann Bonato, 3e au scratch (Lancia Delta Integrale) : « C’est un événement incroyable avec des émotions de dingue. La longueur de l’épreuve la rend unique. Cinq jours, plus les vérifications et les reconnaissances. C’est magique. L’auto a super bien marché et elle a été fiable. J’espère revenir un jour avec une voiture pour gagner. »


Classement VHC

  1. Astier / Giraudet (Porsche 911 RS n°10) en 4h33'42''

  2. Penlae / Penlae (Porsche 911 SC n°37) à 24'14''

  3. Bussolini / Bussolini (Porsche 911 RSE n°31) à 32'37"


Classement scratch

  1. Astier / Giraudet (Porsche 911 RS n°10) en 3h32'44''

  2. Pieri / Pieri (BMW M3 n°12) à 1'47''

  3. Bonato / Boulloud (Lancia Delta HF Integrale n°6) à 2'31''

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Régularité


Christophe Baillet remporte sa 8e victoire en Régularité au Tour de Corse Historique ! Lui et son copilote Jean-Marc Piret se sont emparés des commandes dès les premières ZR de Balagne pour ne plus les lâcher. Alors que leurs concurrents directs perdaient du terrain à cause d'erreurs ou d'ennuis mécaniques, le duo franco-belge engagé sur une Porsche 911 a traversé les cinq étapes avec une maîtrise impressionnante, particulièrement dans les spéciales nocturnes de vendredi.


Derrière les leaders, les tenants du titre Yves Deflandre et Jennifer Hugo (Porsche 911) ont réalisé l'une des plus belles remontées de cette édition. Seulement 10e après la première étape, ils sont revenus dès le lendemain à la 2e place grâce à une succession de performances de très haut niveau. Toujours au contact de Baillet et Piret, ils ont entretenu le suspense jusqu'aux derniers jours avant qu'une légère sortie dans l'étape 4 ne vienne compliquer leur mission. La troisième marche du podium revient à Bruno Saby et Christophe Marques (Porsche 911 SC). Le vainqueur du Tour de Corse 1986 est monté en puissance au fil de la semaine, remportant une ZR puis gagnant place après place jusqu'à s'installer sur le podium. Son expérience et sa connaissance des routes corses ont fait merveille dans la seconde moitié du rallye.


Christophe Baillet, vainqueur (Porsche 911) : « C’était l’objectif de l’année. C’est devenu LE rendez-vous de l’élite européenne du VHRS. Le plateau était d’une qualité incroyable. Notre course aura été sans histoire, si ce n’est une petite glissade vendredi soir, de nuit. Aujourd’hui, Jean-Marc et moi étions un peu stressés, car notre suspension commençait à fatiguer et la dernière zone de régularité, Notre-Dame-de-la-Serra, est l’une des routes les plus défoncées du rallye. Ça cognait dans les virages en appui ! Heureusement, tout s’est bien terminé. Je reviendrai l’année prochaine pour essayer de décrocher une neuvième victoire. »


Classement général Régularité

  1. Baillet / Piret (Porsche 911 n°332)

  2. Deflandre / Hugo (Porsche 911 n°330)

  3. Saby / Marques (Porsche 911 SC n°356)


Leaders par moyenne

  • Haute : Lacassagne / Lutran (Lancia Delta Integrale n°319)

  • Intermédiaire : Baillet / Piret (Porsche 911 n°332)

  • Modérée : Kashin / Kostyrko (Volkswagen Scirocco n°368)

  • Basse : Loens / Loens (Morris Cooper S n°487)

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Une édition mémorable


Cette 26e édition restera dans les mémoires, d’abord par le nombre de participants : 446 voitures au départ de Calvi mardi matin. Ce succès, le Tour de Corse Historique le doit à l’implication sans faille de ses organisateurs, Marie-Ange Dini et José Andreani, mais aussi à leurs équipes, aux officiels, aux commissaires, aux bénévoles, aux partenaires, aux concurrents et au public corse. Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour 2027 !



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