Durant les deux années suivantes, Thérier courra encore au volant de Renault 17 et d'Alpine A 310, avant que Renault ne mette fin à toute cette belle épopée. La deuxième décennie de la carrière de Jean-Luc est beaucoup plus décousue. Passant d'une marque à l'autre, notamment avec Toyota, il connut de longues périodes de malchance (jalonnées d'exploit, d'un titre de champion de France des rallyes sur terre et d'une victoire au Tour de Corse en 1980). Il court désormais en indépendant, en mercenaire. On le verra sur Porsche, Autobianchi, Volkswagen, Renault (encore un titre national en Renault 5 Turbo en 1983), Citroën enfin. Il se partage entre son garage de Neutchatel où il a pris la succession de son père et les rallyes refusant pour cela des propositions alléchantes mais trop astreignantes ses yeux.
Tout ses observateurs, à commencer par ses adversaires, ont toujours considéré Jean-Luc comme le plus doué de tous. Parce qu'il était le plus spectaculaire, mais surtout parce qu'il réussissait des performances époustouflantes, pratiquement sans reconnaître !
Une vie simple et tranquille. Jean-Luc est ainsi : beaucoup de simplicité et de bon sens, pas le moindre soupçon de frime. Il rit beaucoup, prend la vie du bon côté (même si ces derniers temps, ça n'a pas été très facile). Bref une forte personnalité pleine d'intelligence, de ruse, de chaleur et d'humour. Jean Luc n'est pas une star aux yeux du grand monde, mais dans notre milieu il garde une place de choix et c'est comme Ami qu'il viendra au Tour de Corse Historique.